La prime « Coup de pouce chauffage » finance le remplacement d'une chaudière charbon, fioul ou gaz par un équipement plus sobre. Service-Public.fr, page vérifiée le 19 janvier 2026, fixe le cadre : propriétaires et locataires, logement de plus de deux ans, travaux réalisés par un professionnel RGE. Ce qui a changé, c'est le calcul de la prime — plus de montant plancher unique affiché à l'avance.

Quels travaux sont concernés

Le dispositif aide le remplacement de la chaudière existante par l'une des installations suivantes :

  • chaudière biomasse individuelle (fiche BAR-TH-113) ;
  • pompe à chaleur air/eau (BAR-TH-171) ;
  • pompe à chaleur eau/eau ou eau glycolée/eau (BAR-TH-172) ;
  • système solaire combiné (BAR-TH-143) ;
  • raccordement à un réseau de chaleur (BAR-TH-137).

Il couvre aussi le remplacement d'un appareil indépendant au charbon par un appareil indépendant au bois. Les demandes pour ces gestes restent ouvertes jusqu'au 31 décembre 2030. Pour une PAC air/eau ou géothermique, la prime s'applique à la résidence principale. La chaudière biomasse peut aussi concerner une résidence secondaire.

Qui peut en bénéficier, et selon quels revenus

Tous les ménages peuvent demander la prime. Les foyers aux revenus modestes touchent davantage. Les revenus retenus sont le revenu fiscal de référence de l'année N-2 : pour une demande faite en 2026, c'est l'avis 2024.

Plafonds « modestes » hors Île-de-France, publiés par Service-Public : 22 259 € pour une personne, 32 553 € pour deux, 39 148 € pour trois, 45 735 € pour quatre, 52 348 € pour cinq, puis +6 598 € par personne supplémentaire. Au-delà, vous restez éligible, avec une prime plus faible. Un locataire doit avoir l'accord du propriétaire pour les travaux, sans avoir à le justifier dans le dossier de prime.

Pourquoi on ne peut plus citer un montant unique

Depuis le 1er octobre 2025, le montant n'est plus fixe. Service-Public décrit trois paramètres : le volume de CEE de l'opération (en kWh cumac, variable selon la zone), un coefficient de bonification (exemple officiel : ×5 pour un ménage aux revenus très modestes) et le prix du CEE sur le marché, qui bouge. Les fournisseurs d'énergie signataires de la charte fixent ensuite la prime versée. Toute fourchette trouvée sur un comparateur n'est qu'une estimation : le chiffre qui compte est celui de l'offre écrite, avant signature du devis.

L'ordre des démarches, à ne pas inverser

  1. Vérifier l'éligibilité.
  2. Choisir une entreprise signataire de la charte (ou un partenaire) et accepter son offre avant de signer le devis.
  3. Faire signer le devis par un professionnel RGE après cette offre.
  4. Faire réaliser les travaux. La facture doit mentionner la dépose de l'ancien équipement, l'énergie (charbon, fioul, gaz, condensation) et, si la fiche l'exige, les performances du matériel neuf.
  5. Envoyer les justificatifs dans les délais prévus.

Signer le devis trop tôt, verser un acompte avant le contrat avec le signataire, ou omettre la dépose sur facture : ce sont les motifs classiques de refus. La prime se cumule en principe avec MaPrimeRénov' et l'éco-PTZ, sous réserve des règles de chaque dispositif. France Rénov' (0 808 800 700) oriente gratuitement.

Pour un projet de remplacement de chaudière à Lille, Villeneuve d'Ascq ou sur la Métropole Lilloise, contactez Lille Chauffage ou appelez le 06 01 30 14 36. Nous préparons le devis RGE dans le bon ordre, pour que le Coup de pouce reste exigible.