Le contexte de février 2026, sans slogan

Depuis le 1er février 2026, le Prix Repère CRE du gaz chauffage s'établit à 0,09983 €/kWh TTC, sous les 10 centimes. La baisse réelle est d'environ 2,05 %, après correction de l'accise (16,39 €/MWh). L'électricité, elle, voit surtout son abonnement allégé (CTA passée de 21,93 % à 15 %). Ce n'est donc pas « le gaz qui s'effondre » ni « l'électricité qui explose » : c'est un écart d'usage qui se joue sur quinze ans, pas sur un mois.

À Lille et Villeneuve d'Ascq, le climat océanique froid (zone H1) pèse sur le coefficient de performance d'une pompe à chaleur les semaines les plus rudes. Cela n'élimine pas la PAC ; cela impose un dimensionnement honnête et, souvent, une isolation préalable.

Ce que coûte vraiment chaque solution

À l'installation, une chaudière gaz à condensation reste moins chère à poser qu'une PAC air-eau. En rénovation, la fourchette courante 2026 se situe plutôt entre quelques milliers d'euros pour le gaz et le double, voire le triple, pour une PAC air-eau complète (groupe, ballon, liaisons, mise en service). Ces fourchettes varient selon la marque, la puissance et l'état du réseau existant : un devis local reste le seul chiffre fiable.

À l'usage, une PAC bien dimensionnée produit plusieurs kWh de chaleur pour 1 kWh électrique. Même avec un kWh électrique plus cher que le kWh gaz, le coût de la chaleur utile est souvent inférieur, surtout si les radiateurs ou le plancher acceptent de l'eau tiède. Une chaudière condensation, elle, reste dépendante du gaz et de l'abonnement (plus de 340 €/an au prix repère chauffage).

Sur la durée de vie, les deux familles tiennent souvent 15 à 20 ans si l'entretien est fait. La PAC demande un suivi de l'unité extérieure ; la chaudière, un entretien annuel obligatoire.

Aides : ce qui est vrai en 2026

Le remplacement gaz par gaz à condensation n'est plus le geste prioritaire des dispositifs nationaux. À l'inverse, une PAC air-eau ou eau/eau peut relever de MaPrimeRénov' (parcours par geste ou rénovation d'ampleur) et du Coup de pouce Chauffage (prime CEE). Service-public.fr, mis à jour le 19 janvier 2026, confirme que ces deux aides sont cumulables, ainsi qu'avec l'éco-PTZ.

En revanche, depuis le 1er octobre 2025, le montant du Coup de pouce n'est plus fixe. Il dépend du volume de CEE, d'un coefficient de bonification (plus élevé pour les ménages modestes) et du prix de marché du certificat. Quiconque avance un forfait unique sans devis ni offre d'obligé invente le chiffre. Acceptez l'offre CEE avant de signer le devis, et faites réaliser les travaux par un professionnel RGE.

Quand garder le gaz

  • Maison mal isolée, radiateurs haute température, budget immédiat limité.
  • Pas d'emplacement correct pour une unité extérieure (mitoyenneté, nuisances).
  • Chaudière récente encore saine : mieux vaut l'entretenir que la remplacer trop tôt.

Une PAC hybride (PAC + appoint gaz) peut être un compromis sur une maison des années 1970 de la Métropole, le temps d'isoler.

Quand basculer vers la pompe à chaleur

  • Combles et menuiseries déjà traités, ou prévus dans le même projet.
  • Radiateurs basse température ou plancher chauffant, ou radiateurs fonte après vérification des débits et de la température de départ.
  • Projet de sortir du fossile, avec dossier d'aides monté dans l'ordre.

À Lille, le givre et le bruit de dégivrage se gèrent : implanter l'unité loin des chambres voisines, sur un support stable, avec un écoulement des condensats hors gel.

Trancher sur place

Le bon choix n'est pas « PAC partout » ni « gaz par habitude ». C'est un calcul de déperditions, un regard sur le DPE, et un reste à charge réel après aides. Lille Chauffage, à Villeneuve d'Ascq, compare les deux scénarios sur votre logement.

Pour un comparatif chiffré : contacter Lille Chauffage ou 06 01 30 14 36.