Beaucoup de propriétaires lillois croient qu’un DPE suffit « pour tout ». En 2026, ce n’est plus vrai dès qu’on vend une maison classée E, F ou G — et ce n’est pas le seul usage de l’audit. Service Public (fiche F37110) fixe le cadre. Voici ce qui change concrètement pour un projet de travaux.
Obligation à la vente : le calendrier, pas une nouveauté de mars
L’audit réglementaire complète le DPE, il ne le remplace pas. Il concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété (un seul propriétaire pour tout l’immeuble) mis en vente :
- classes F et G : depuis le 1er avril 2023 ;
- classe E : depuis le 1er janvier 2025 ;
- classe D : à partir du 1er janvier 2034.
En métropole, E, F et G sont donc toutes concernées en 2026. La vente d’un appartement en copropriété n’y est pas soumise : le DPE reste exigé, pas cet audit réglementaire. L’audit est valable 5 ans. Son prix n’est pas réglementé. Il peut, sous conditions, être pris en charge par MaPrimeRénov’.
Ce que le rapport doit contenir
L’auditeur visite le bâtiment au moins une fois. Il s’appuie sur le DPE, les factures de travaux et les diagnostics déjà faits. Le document estime la performance avant travaux, propose des travaux en une ou plusieurs étapes, indique la performance après, une estimation de coût, les aides mobilisables et les conditions de ventilation.
La loi demande au moins deux propositions. La première est un parcours par étapes : la première étape doit faire gagner au moins deux classes et traiter deux postes d’isolation. L’étape finale vise la classe B, sauf obstacle technique, patrimonial ou coût disproportionné (travaux supérieurs à 50 % de la valeur du bien). Dans ce cas, un parcours aménagé vise au minimum C, D ou E selon que le bâtiment partait de E, F ou G.
Six postes sont étudiés : murs, planchers bas, toiture, menuiseries, ventilation, chauffage et eau chaude. Le chauffage n’est donc jamais un sujet isolé : l’audit le replace derrière l’enveloppe.
Le rapport de synthèse doit être remis sous un mois après la visite, papier et fichier. Un récapitulatif standardisé (XML) archive les données.
Ce que ça change pour un projet de PAC ou de chaudière
Même hors vente, un audit (réglementaire ou « incitatif » pour les aides) évite de commencer par le générateur. Sur une maison classée E ou F à Mons-en-Barœul ou Marcq-en-Barœul, poser une PAC air-eau sans traiter toiture et menuiseries décale le problème : la machine sera plus grosse, plus chère, moins efficace. L’audit donne un ordre : isolation, ventilation, puis émetteur et générateur.
Pour MaPrimeRénov’ en rénovation d’ampleur, un audit fait partie du parcours. Ce n’est pas le même document que le DPE, ni le même prestataire par défaut : l’auditeur doit être qualifié (architecte formé, professionnel RGE habilité, etc.) et ne peut pas sous-traiter l’audit.
Comment nous nous en servons
Lille Chauffage ne rédige pas l’audit réglementaire. Nous lisons le rapport avec vous, nous confrontons les scénarios chauffage à la réalité du local technique, et nous chiffrons le geste qui tient : PAC, radiateurs, appoint, ou report si l’enveloppe doit passer avant.
Pour relier un audit à un devis chauffage sur Lille et la Métropole, contactez-nous via la page contact ou au 06 01 30 14 36.